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BLOG  DE  LILOU

BLOG DE LILOU

POUR UNE SPIRITUALITÉ SANS RELIGIONS.... POÉSIE + PLAISIR VISUEL DES PHOTOS DE NOMBREUX VOYAGES


“J'ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l'indifférence.”

Publié par Lilou sur 8 Juillet 2009, 08:31am

Catégories : #A méditer

 

 

 

Femme noire de Léopold Senghor

 

Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.

Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire

A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel

Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie

 

 

 

 

           


 

Du Crépuscule masculin à l’Opuscule féminin

 

L’Homme est à l’extérieur, la Femme à l’intérieur. Extraire les racines chromatographiques des astres. Ensuite brûler les enfers et noyer le paradis, dans l’identité masculine-féminine. Fée des Coeurs, la Femme accroche ses étoiles aux sillons de l’existence et laboure le champ de nos pensées introspectives. Elles ouvrent tout grand leurs parfums, méditation en relief jusqu’au lieu d’incinération intérieure où le désir se consume avec la passion dans le bûcher du Continent spirituelle inconnue de toute Femme.

Savons-nous entendre la mélodie sécrète de chaque rose, notre propre mélodie féminine ?

Écouter ses sourires ?... Nos yeux peuvent-ils voir s'il s'élève une musique lointaine et douce ? Quels sont fusent des regards et meurent dans l'ombre mélodieuse du coeur ? Tout prend voix timidement, en accord-désaccord avec le ciel...

Comme le malade viril virusé aujourd'hui que je suis, que mes sensations troubles et fines s'approchent du secret musical de nos Muses féminines, tomber en Elles pour mieux re-jaillir !

Entendons-nous ses pleurs éthérés de notre monde caché ?

Si la femme n’était pas ce mélange insoluble de crime prémédité et d’infinie délicatesse, comme il serait aisé de la réduire en  formule…

Les Cieux nous parleront dans l’arène de la vie lorsque nous découvrirons notre véritable visage, que l’avenir de l’Homme réside dans la Femme et les Femmes de toutes conditions…

Quand elle ferme les yeux, nos regards glissent sur ses paupières à la recherche d’autres firmaments. Que les Cieux soient témoins que j’ai mélangé l’univers femme à toutes les sensations, que j’ai hissé une voûte de regrets au-dessus de chaque baiser et un azur d’autres désirs au-dessus de cet évanouissement-là…

 

La Théologie de la libération n’a pas encore pu élucider qui est le plus seul : l’Homme ou Dieu. Est venue la Femme et sa magie poétique, et nous avons compris que c’était l’Homme…

Car Elle est un Sahara rongé de voluptés, un sarcophage de roses…

 

Malek A. BOUKERCHI


 

Le brahmane et la prostituée

 

 

Un brahmane et une prostituée vivaient dans la même rue. Lui, faisait d’interminables dévotions, pratiquait les austérités et enseignait le chemin qui conduit à Dieu. Il croyait être un grand saint. La prostituée vendait son corps pour survivre.

 

Un jour, le brahmane vint la sermonner :

- Tu es une grande pécheresse, lui dit-il. Méfie-toi de tes mauvaises actions ! Ton sort sera terrible.

 

La pauvre femme se repentit de sa mauvaise conduite. De tout cœur elle supplia Dieu de lui pardonner. Mais elle devait continuer à exercer son métier. Elle n’avait pas d’autre moyen d’existence. Cependant, elle continuait à supplier et à implorer Dieu de lui pardonner.

Le saint homme et la prostituée moururent le même jour.

 

Les anges vinrent chercher la femme et l’emportèrent au ciel tandis que les démons réclamaient l’âme du brahmane.

- Comment, s’écria-t-il, n’ai-je pas vécu une vie sainte et prêché à tous la sainteté ? Pourquoi dois-je aller en enfer alors que cette femme de mauvaises mœurs est conduite au ciel ?

- C’est, répondirent les démons, parce que cette femme, lorsqu’elle était obligée d’accomplir des actions perverses, avait toujours l’esprit fixé sur Dieu.

Toi, au contraire, lorsque tu accomplissais tes saintes dévotions, tu avais toujours l’esprit fixé sur les défauts de ton prochain. Tu ne voyais que le pêché, tu ne pensais qu’au pêché, aussi dois-tu maintenant aller là où n’existe que le pêché.[1][1]

 

 

« Moralité » :

 

« Ce que nos pensées sèment, plus encore que nos actes, détermine notre avenir » enseignait Râmakrishna…




 



[1][1]   Conte de la  sagesse de l’Inde.

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