Une parabole de sens, une histoire issue de la sagesse nordique dite "le silence de l'atelier"...
Un menuisier dans le feu de l’action avait lancé son bras en l’air, et d’un geste un peu trop enthousiaste, avait éjecté au loin sa montre, reçue de la part de son grand-père, valeur sentimentale forte.
Il eut beau fouiller partout parmi la sciure et les copeaux de bois qui jonchaient le sol, rien n’y fit. La montre demeurait désespérément introuvable. Ses apprentis s’y étaient aussi mis : l’union ne fait-elle pas la force ?
Ils continuèrent à fouiller tous ensemble. Mais la pièce était dans un tel désordre, le sol était jonché d’in bric-à-brac indéfinissable dans un vacarme assourdissant des outils en fonctionnement. Vraiment, il était impossible de s’u retrouver…
La nuit s’était mise à tomber, et ils décidèrent d’un commun accord de remettre les recherches au lendemain.
Le fils du menuisier qui était là, resta pour jouer dans l’atelier avec tous les rebuts possibles non dangereux. Il rentra peu de temps après avec la montre retrouvée.
Joie du père et surprise :
- « Comment as-tu fait, mon petit bonhomme, pour retrouver ma montre dans un endroit si bordélique, si sombre ? »
Le petit garçon lui répondit :
- « Après le départ de tous tes collègues, je me suis retrouvé dans le silence, tout seul. Toutes les machines à l’arrêt. Et j’ai entendu le tic-tac et je me suis guidé au son pour retrouver ta montre parmi la sciure et les copeaux ».
« Éclaircissement » :
Lorsque nous sommes happés par le tumulte et la complexité du monde extérieur, et que nous cherchons à atteindre un objectif dans la précipitation et la confusion la plus totale, nous n’arrivons souvent à rien…
L’innocence et la tranquillité du cœur d'un enfant lui ont permis de prêter une oreille attentive au son le plus infime. C’est dans un instant tel que celui-là que nous sommes à même de trouver ce que nous cherchons.