... ce qui compte ne peut pas toujours être compté et ce qui peut être compté ne compte pas forcément"... ! (Einstein)
"L’homme naît souple et tendre,
Mort, il est dur et rigide.
Les plantes naissent souples et pliantes,
Mortes, elles sont sèches et cassantes.
Ainsi, celui qui est rigide et ne plie pas
S’avance vers la mort;
Ainsi celui qui est doux et accommodant
s’avance vers la vie;
Le dur et le rigide sont appelés à se briser et à tomber au sol.
Le faible et le souple sont appelés à s’élever au ciel…"
Lao Tseu dans Tao Te King
Face au chaos/KO du monde, une parabole poétique symbolisant une vertu fondamentale, celle de l'humilité ontologique... mettant en scène l'illustre et mythique Djeha ou Nasserdine Hodja (c'est selon les traditions perses), le sage-idiot de l'univers rive sud de la Méditerranée...
"L'écriture est belle et magique quand le calligraphe s'en empare et trempe son calame dans l'encrier du talent. Djeha se taisait. Mais ses yeux parlaient, disaient son admiration, tandis que la main de l'artiste, légère et élégante, prenait possession de la scène immaculée où elle exécutait ses arabesques.
Les lettres, les mots s'assemblaient, la phrase s'allongeait et la feuille prenait vie. Le maître finit par s'interrompre. Il relut tout haut le texte calligraphié. Musique des mots.
Il se tourna ensuite vers Djeha et lui sourit :
- Et toi, lui dit-il, sais-tu écrire ?
- Moi, soupira Djeha, je ne suis capable que de dessiner les blancs entre les lettres..."
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